Projet NIR4MED - financé par la Fondation Pierre Fabre

Le projet NIR4MED vise à développer une méthode d’analyse rapide pour le contrôle de la qualité du médicament au point de sa dispensation. La technique proche infrarouge (PIR) a été choisie pour sa portabilité, son faible coût et sa facilité d’utilisation même pour un personnel non qualifié.

L’objectif de NIR4MED est de créer une plateforme d’analyse (système d’information) permettant de comparer les données de médicaments de référence incluant leurs spectres proche infrarouge (PIR), à celles de médicaments vendus sur le terrain afin de vérifier leur qualité via une interface web.

NIR4MED est un projet pilote centré sur trois médicaments essentiels, l’artéméther-luméfantrine, le céfixime et le sulfate de quinine. Un grand nombre de données sera croisé pour discriminer les médicaments selon leur qualité.

Le Bénin a été choisi comme terrain d’étude, le projet NIR4MED s’ajoutant en complément des stratégies nationales pour sécuriser la chaîne de distribution des médicaments. Le développement du projet implique trois équipes universitaires, l’Université d’Abomey-Calavi (données physico-chimiques), l’Université de Liège (méthodologies proche infrarouge), l’Université de Toulouse 3, Paul Sabatier (système d’information, analyse structurale moléculaire). Chaque partenaire contribue au projet en y apportant ses moyens humains et matériels. La Fondation Pierre Fabre, promoteur du projet, le finance à hauteur de 2 millions €.

Le projet NIR4MED contribue également à la formation des professionnels du médicament dans chacune des universités partenaires au sein desquelles 2 étudiants vont réaliser un doctorat sur le sujet. 

La phase pilote dure 36 mois, et si les résultats s’avèrent positifs, le projet s’étendra à un plus large nombre de médicaments (en priorité les 502 médicaments essentiels de l’OMS) avec de nouveaux partenaires.

AMOCAM - Projet AMORCE financé par l’ARES

Porteur A. LEDOUX. Collaborateurs : M. Frédérich, B. Palmaerts (ISSeP), E. Hallot (ISSeP)

Les partenaires sud sont le Dr. Alembert Tchnida (Institut de Recherches Médicales et d’Etudes des Plantes Médicinales (IMPM)) et le Pr. Bruno Lenta (Ecole Normale Supérieure, Université de Yaoundé I) avec la participation de :

- L’Herbier National du Cameroun mettra à la disposition du projet un ou deux chercheurs,

- L’Institut National de Cartographie (INC) mettra à la disposition de l’équipe de l’ISSeP un ou deux chercheurs pour les travaux de terrain.

Le projet amorce ARES, financé à hauteur de 80 000 EUR dans le cadre du Programme de coopération 2022-2027, vise à renforcer le contrôle qualité et la valorisation des plantes médicinales au Cameroun. Inspiré par des initiatives antérieures telles que Vi//age et CodeSud, il ambitionne de transposer des méthodes innovantes en matière de recherche et de préservation des ressources médicinales. En adoptant une approche One Health, le projet combine les dimensions de santé publique et de santé environnementale pour garantir la sécurité et l’efficacité des phytomédicaments. Il prévoit la formation des acteurs locaux au contrôle qualité, à la collecte de données géolocalisées et à l’utilisation d’outils SIG, soutenue par l’imagerie satellitaire Copernicus. La création d’une base de données interactive permettra de suivre en temps réel la disponibilité et la qualité des plantes, facilitant ainsi une gestion durable. Des stages en Belgique viendront renforcer les compétences en analyses phytochimiques et en gestion de données. La collaboration Sud-Sud, incluant le Rwanda et la RDC, favorisera l’échange d’expertises et de bonnes pratiques. Des partenaires reconnus, tels que l’Université de Liège, l’ISSeP et l’IMPM, apportent leur savoir-faire pour accompagner ce développement sanitaire. Le projet s’inscrit ainsi dans une dynamique de développement durable et de coopération internationale. Au final, il contribue à la pérennisation de l’accès à des médicaments à base de plantes de qualité, adaptés aux besoins locaux.

 

A.Ledoux - AMORCE - ARES 2

© A. Ledoux

 

A.Ledoux - AMORCE - ARES 1

© A. Ledoux

 

Projet ARTEMISIA-RDC

Le projet ARTEMISIA, doté d’un budget de 500 000 EUR, a pour objectif d’évaluer l’émergence de résistances à l’artémisinine chez Plasmodium falciparum suite à la consommation de préparations à base d’Artemisia. Sous la direction d’A. Ledoux et en collaboration avec Marie-Pierre Hayette, Michel Frédérich et Dieudonné Mvumbi, ainsi qu’avec des partenaires sud de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) dont Georges Mvumbi est le coordinateur, le projet réunit des compétences pluridisciplinaires en biologie moléculaire, pharmacognosie, anthropologie médicale et santé publique. Il s’appuie sur l’expérience d’un dispositif antérieur de surveillance pour analyser l’impact de l’utilisation chronique des tisanes d’Artemisia sur la sensibilité du parasite. Par ailleurs, le projet contribue au renforcement des capacités locales en formant plusieurs doctorants et étudiants de master au sein de l’Université de Kinshasa et de ses partenaires. Les résultats attendus permettront d’ajuster les politiques nationales de lutte contre le paludisme et de favoriser des échanges d’expertises entre partenaires du Nord et du Sud, garantissant ainsi une adaptation contextuelle des stratégies thérapeutiques. Ce projet s’inscrit dans une dynamique de coopération internationale essentielle pour répondre aux enjeux sanitaires complexes de la RDC.

 

A.Ledoux - ARTEMISIA 1

© A. Ledoux

 

A.Ledoux - ARTEMISIA 2

© A. Ledoux

updated on 4/11/25

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